Allô,
La semaine du 20 octobre, je t’ai parlé d’une certification de qualification professionnelle gouvernementale pour l’esthétique que je m’apprêtais à passer : la RCMO.
À ce moment-là, je t’avais dit que j’allais revenir te partager mon expérience.
Pas pour parler des résultats.
Mais pour te raconter comment ça se passe réellement, de l’intérieur.
Lundi dernier, c’était le jour J.
Si je prends le temps de t’en parler aujourd’hui, c’est parce que je crois profondément que cette certification est importante.
Vraiment importante.
On se bat depuis longtemps pour que notre profession soit reconnue à sa juste valeur.
Et ce type de certification contribue concrètement à cette reconnaissance.
C’est un pas de plus.
Un vrai pas en avant pour notre industrie.
Parce que soyons honnêtes : la plupart des gens sous-estiment énormément la quantité et la qualité des connaissances que notre métier exige.
Et je suis convaincue que, toi aussi, avant de commencer ta formation en esthétique, tu n’imaginais pas à quel point ce métier demandait de la rigueur, de l’éthique et un sens des responsabilités constant.
Encore moins la quantité de formations continues nécessaires pour devenir l’esthéticienne que tu es aujourd’hui ou celle que tu veux devenir.
Alors non, une reconnaissance professionnelle, ce n’est pas un caprice.
Ce n’est pas juste un titre de plus.
C’est notre place.
Bon, je t’explique comment ça s’est passé…

Certification de qualification
professionnelle RCMO
Même avec des années d’expérience, même avec une grande confiance en mes compétences…
je vais être honnête avec toi : j’étais un peu nerveuse.
Pas un stress paralysant. Tu sais, le stress normal d’avant un examen.
Celui qui arrive quand on se prépare à quelque chose est d’important.
Le début de la journée : 9h30
Isabelle, la personne qui me fait passer ma certification arrive à la clinique.
Très professionnelle et rassurante, elle m’explique exactement quelles sont les attentes pour réussir la certification, comment fonctionne l’évaluation, quels soins sont évalués et comment elle se comportera durant l’évaluation.
– ce qu’elle a le droit de me répondre si j’ai une question,
– comment elle se positionnera autour de moi durant la pratique,
– etc.
La certification de qualification professionnelle RCMO commence par un examen théorique.
70 questions à choix de réponses.
Presque uniquement des mises en situation.
Pas du par cœur.
Pas des questions pièges.
Mais des situations concrètes, du quotidien en clinique.
Souvent, deux réponses peuvent sembler bonnes.
Et là, tu dois te positionner :
– Quelle est la plus professionnelle ?
– La plus sécuritaire ?
– La plus logique pour ta clientèle, qu’est-ce que tu ferais avec une cliente dans ta cabine de soin ?
Autrement dit, on n’évalue pas ce que tu sais réciter.
On évalue comment tu réfléchis.
Et déjà à ce moment-là, je me suis dit :
OK… cet examen est bien pensé et de plus il est équitable pour tous.
Tu as 2 heures pour répondre, ce qui est parfait. Ça te donne même le temps de tout réviser.
L’évaluation pratique en clinique : 12h30
L’évaluation pratique est faite sur trois soins précis; facial de base, épilation de maillot, manucure avec vernis foncé.
Isabelle observe tout.
– Les lieux.
– Les espaces de travail.
– Mon habillement.
– Ma posture professionnelle.
– Ma façon d’accueillir la clientèle.
– La manière dont j’explique le déroulement du rendez-vous à ma cliente,
– Mon étique de travail,
– L’asepsie,
– etc.
Et honnêtement, j’ai trouvé ça extrêmement pertinent.
Parce que dans beaucoup de certifications, on évalue surtout la technique.
Mais ici, on évalue aussi ce qui crée le premier lien de confiance avec ta clientèle.
- Comment la personne se sent-elle quand elle entre chez toi ?
- Comment la mets-tu à l’aise ?
- Comment prends-tu le temps d’expliquer ce qui va se passer ?
Ces petits détails-là…
ce sont eux qui font toute la différence dans un institut d’esthétique.
Le soin visage : la logique avant tout
Ma cliente s’appelait Stéphanie.
– 24 ans,
– Acné localisée,
– Peau sensible (un peu de couperose), réactive et déshydratée.
Isabelle écoute et observe toute mon analyse de peau.
Ma façon de poser mes questions.
Ma capacité à aller au-delà d’un simple questionnaire.
Elle ne veut pas savoir si je coche toutes les cases.
Elle veut comprendre comment j’arrive à mes conclusions.
Pourquoi je recommande tel produit et pas un autre.
Quelle est ma logique.
Comment je relie les informations entre elles.
Il y a aussi un formulaire officiel à remplir, avec les notes et le raisonnement, qui sera envoyé au gouvernement.
Et là encore, le message est clair :
ce qui compte, ce n’est pas la réponse rapide.
C’est la réflexion derrière la réponse.
Épilation, manucure… et étique
Une fois le soin visage terminé, nous passons à l’épilation du maillot et la manucure.
Et dans chaque soin, on évalue la même chose :
La sécurité.
La structure.
La communication.
L’adaptation à la personne.
Pendant la manucure, la cliente présentait des problèmes de cuticules. Un nettoyage complet aurait nécessité de les couper, mais comme tu le sais ceci entraîne souvent l’apparition de petites peaux douloureuses les semaines suivantes.
Nous en avons donc discuté, et j’ai expliqué à la cliente ainsi qu’à Isabelle ma démarche et les raisons pour lesquelles certaines cuticules étaient conservées.
J’ai ensuite fait mes recommandations.
L’idée est de toujours bien faire comprendre ta démarche pour la satisfaction de la cliente et la validation de l’évaluatrice.
Mais la discussion va plus loin.
Je lui demande ce qu’elle fait pour le temps des fêtes.
Elle me parle de vacances.
Je lui demande ce qu’elle utilise comme crème solaire.
Rien de forcé.
Rien de vendeur.
Juste une conversation logique, orientée vers les besoins réels.
Parce qu’un soin, ce n’est jamais isolé.
C’est toujours une porte d’entrée vers une meilleure prise en charge globale.
Le rôle de l’évaluatrice
Je veux aussi prendre un moment pour te parler d’Isabelle.
Elle est extrêmement professionnelle.
Claire.
Structurée.
Bienveillante.
Elle explique chaque étape.
Elle te dit exactement ce qui est attendu.
Elle ne cherche pas à te coincer.
Elle est là pour vérifier si tu réponds aux standards,
pas pour te faire douter de ta valeur.
Ma réflexion sur la certification de qualification professionnelle RCMO
Cette certification m’a vraiment confirmé une chose :
Même si notre industrie n’est pas encore régie par un ordre professionnel,
des normes comme la RCMO sont essentielles.
Elles protègent la clientèle.
Elles protègent la profession.
Et elles reconnaissent le sérieux des personnes qui travaillent avec rigueur.
Ce n’est pas une certification qui demande d’être parfaite.
C’est une certification qui valide que tu es professionnelle.
Et si toi aussi tu te poses la question…
Si tu te dis :
« Je serais trop stressée pour la faire»,
« J’aurais peur d’oublier quelque chose »,
« Je ne suis peut-être pas assez bonne ou assez prête ».
Sache une chose.
Cette évaluations est très bien structurée.
Elle est faite pour mettre en valeur les compétences terrain.
Elle fait confiance à ton jugement.
Et si tu travailles avec logique, respect et cohérence…
tu as déjà en main beaucoup plus que ce que tu penses.
Je tenais à te raconter l’expérience, telle qu’elle est vraiment.
Et oui, j’ai réussi la certification. ☺️
Mais surtout, j’ai profondément apprécié le processus de la certification de qualification
professionnelle.
Et pour moi, c’est un excellent signe pour l’avenir de notre profession.
Et maintenant, qu’en penses-tu ? Est-ce ton tour ?
Réponds à ce courriel et dis-moi quand tu décides de la faire ou ce qui t’inquiète avant de t’inscrire.
J’ai bien hâte d’avoir de tes nouvelles !
À la semaine prochaine,
helene
PS : Le stress n’est pas un signe de peur.
C’est souvent juste un signe que tu prends ton rôle au sérieux.
PPS :
Tu as surement remarqué quelque chose dans tout ce que je viens de te raconter, c’est que la certification n’évalue pas seulement la technique.
Elle évalue beaucoup la qualité de la consultation et la prise en charge de la clientèle en institut d’esthétique :
– comment tu questionnes ta clientèle,
– comment tu fais des liens entre ses habitudes, sa peau, son mode de vie,
– comment tu expliques ta démarche,
– comment tu amènes tes recommandations avec justesse, sans pression.
C’est exactement cette approche que j’enseigne dans mon Guide des ventes GRATUIT.
Un guide GRATUIT pour t’aider à structurer tes consultations, poser les bonnes questions, créer un climat de confiance et amener ta clientèle à être ouverte et réceptive à TES recommandations.
Si tu veux approfondir cette façon de faire, tu peux télécharger mon guide GRATUIT ici
Parce qu’une bonne vente commence toujours par une consultation sur mesure.
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