Allô,
J’espère que tu as passé un très beau Noël et que tu as pu décrocher un peu.
De mon côté, j’ai vu la famille, bien sûr… et j’ai aussi profité des vacances pour faire les « petits luxes » que j’adore et que je ne m’autorise pas souvent :
- un mini marathon Netflix sur une nouvelle série,
- faire de la peinture à numéros (je suis nul en dessin),
- lire un livre pendant des heures, sans culpabilité,
- marcher mes chiens sans surveiller l’heure,
- et le grand gagnant : la sieste d’après-midi !
Résultat : tête reposée, curiosité à son meilleur.
Quand je ralentis, j’ai envie de tout fouiller : livres, podcasts, études scientifiques… pour trouver des sujets qui valent ton temps de lecture.
Et cette semaine, je suis tombée sur quelque chose de gros en écoutant un podcast que j’aime beaucoup Facially Conscious.
Tu te souviens sûrement de l’infolettre que j’ai écrit sur les EGF :
5 Vérités à savoir sur les EGF : facteurs de croissance épidermique
Eh bien… il y a des nouveautés majeures dont je dois te parler…Les Next-Gen Growth Factors
Pas que du marketing.
Des avancées qui changent concrètement la stabilité, la performance et la pertinence des EGF (Epidermal Growth Factors) en soin de la peau.
Avec les Next-Gen Growth Factors, la technologie a rattrapé ses promesses et maintenant ils sont vraiment efficaces et beaucoup moins fragiles.

Facteurs de croissance de nouvelle génération :
Next-Gen Growth Factors
Pourquoi on n’en parlait pas tellement avant… et pourquoi, cette fois, c’est différent avec les Growth Factors.
« C’est intéressant les EGF (Epidermal Growth Factors)… mais est-ce que ça fonctionne vraiment sur une peau intacte, sans blessure ou traitement invasif ? »
Bonne question. Et pendant longtemps, la réponse scientifique était : pas tant que ça.
Aujourd’hui, je t’explique en détail ce qui a changé,
pourquoi parle-t-on maintenant de Next-Gen Growth Factors (Facteurs de croissance de nouvelle génération),
et pourquoi ça mérite ton attention de professionnelle ?
Les growth factors : la base
Les growth factors (facteurs de croissance) sont des protéines naturellement produites par notre corps.
Leur rôle est fondamental :
- stimuler la production de collagène et d’élastine,
- soutenir la matrice extracellulaire,
- activer les mécanismes de réparation cutanée,
- coordonner la communication entre les cellules.
Ils sont utilisés en médecine, surtout pour la guérison des plaies depuis les années 90, parce qu’ils fonctionnent très bien…
sur une peau blessée.
Et c’est là que le problème commence en cosmétique.
Pourquoi les EGF ou growth factors ont longtemps déçu en cosmétique
Deux raisons majeures, documentées depuis plus de 30 ans :
1. Une instabilité extrême
Les growth factors sont des protéines très fragiles.
Sans protection, ils se dénaturent en quelques heures.
Donc un sérum censé rester stable :
- sur une tablette,
- dans un entrepôt,
- dans une salle de bain.
perd rapidement une grande partie de son activité biologique.
2. Une pénétration insuffisante
Sur peau intacte, les growth factors :
- sont trop gros,
- restent souvent à la surface,
- n’atteignent pas les bons récepteurs dans la peau.
Résultats :
– des études contradictoires,
– des résultats variables,
– beaucoup de promesses… peu de constance.
Ce n’est pas que les growth factors « ne fonctionnaient pas ».
C’est qu’ils n’étaient ni bien stabilisés ni bien livrés.
Ce qui change avec les Next-Gen Growth Factors
La vraie révolution n’est pas le growth factor lui-même.
C’est le système de stabilisation et de livraison.
La technologie dont je te parle ici repose sur les oleosomes.
Les oleosomes, c’est quoi exactement?
Les oleosomes sont des structures naturelles présentes dans les graines de plantes riches en huile (ex. Camelina sativa).
Ils sont composés :
- d’une membrane phospholipidique
- d’huiles végétales et de vitamines à l’intérieur
Et surtout : Les oleosomes sont naturellement conçus pour protéger et transporter.
La biotech permet maintenant de lier covalemment un growth factor à la surface de l’oleosome.
Psttt…« covalemment », ça veut dire quoi ?
Tout simplement que le growth factor est solidement attaché à l’oleosome, un peu comme s’il était collé avec une super colle invisible.
Pas juste posé dessus ou accroché temporairement.
Résultat :
- le growth factor ne se détache pas en chemin,
- il reste protégé,
- il arrive exactement là où il doit aller.
C’est cette attache très solide qui permet que :
- le growth factor soit 10x plus stable,
- soit transporté à travers la barrière cutanée,
- il atteigne l’épiderme et le derme, là où ça compte.
On ne parle plus de growth factor « simple » (sans transporteur) posé sur la peau.
On parle d’un système actif intelligent.
Les deux Next-Gen Growth Factors clés de cette nouvelle génération
Et il y en a d’autres à venir, mais voyons les plus importants.
1. EGF – Epidermal Growth Factor
- stimulation de la fermeté
- amélioration de la texture
- réduction visible des rides
2. FGF-2 – Fibroblast Growth Factor
- soutien des fibroblastes
- amélioration de la barrière cutanée
- action sur l’hyperpigmentation
Ensemble, ils agissent sur les 4 grands marqueurs du vieillissement cutané :
- rides,
- perte de fermeté,
- altération de la barrière,
- irrégularités pigmentaires.
Ce que disent les études cliniques
(et c’est là que ça devient vraiment sérieux)
Études indépendantes, placebo contrôlé, 60 volontaires :
- amélioration de la fermeté jusqu’à +21 % en 14 jours,
- réduction visible des rides en 14 jours,
- amélioration de la barrière cutanée,
- diminution de la pigmentation localisée.
Une autre étude comparative a mis ces growth factors face à un rétinol 0,3 %.
Résultat :
- réduction des rides 2 fois plus rapide qu’avec le rétinol,
- aucune irritation,
- aucune rougeur,
- aucune limitation d’usage !
Retinol vs Next-Gen Growth Factors : parlons des vraies affaires
Le rétinol :
- efficace, mais irritant,
- lent (30 à 90 jours),
- de plus en plus réglementé, surtout en Europe.
Les Next-Gen Growth Factors :
- biomimétiques,
- non irritants,
- résultats visibles en 10–14 jours,
- compatibles avec les peaux fragilisées, post-ménopausées, inflammées.
De quoi revoir toute notre façon de recommander nos produits à notre clientèle !
Et non, ce n’est pas un exosome
Important de faire la distinction.
- Les exosomes = nanotechnologie, contenu variable, pénétration très profonde.
- Les oleosomes = particules micrométriques, ciblées, arrêtées au derme.
Dans les soins de la peau, les oléosomes livrent les actifs, tandis que les exosomes envoient les signaux pour que les cellules fassent le travail de réparation et de rajeunissement, offrant une approche synergique.
Les exosomes sont des messagers pour la réparation tissulaire et la communication, alors que les oléosomes sont des réservoirs de lipides et d’ingrédients actifs qui servent à transporter.
Pourquoi je te reparle des GF et des EGF
Parce que :
- la technologie est enfin cohérente,
- les résultats sont rapides et mesurables,
- le marché s’en va clairement vers les protéines stabilisées*
(lire le PS à la fin, il y a une belle liste à connaître 🙂 - les esthéticiennes ont besoin de comprendre, pas juste d’exécuter.
Et surtout parce que ta crédibilité repose sur ta capacité à expliquer clairement pourquoi tu choisis un ingrédient plutôt qu’un autre, et à parler de la qualité réelle des produits que tu sélectionnes, plutôt que de laisser ta clientèle se fier à des choix faits au hasard, sans comprendre ce qu’elle achète ni pourquoi.
Ce que tu dois retenir
- Les growth factors ne sont pas nouveaux.
- Leur stabilisation intelligente, OUI.
- On entre dans une ère où :
– l’efficacité ne rime plus avec irritation,
– la science rejoint enfin la pratique de terrain.
Pour ma part, c’est exactement le genre d’évolution que notre industrie doit proposer.
Des options plus douces et plus respectueuses du microbiome de la peau.
Ce que ça veut vraiment dire
On s’éloigne tranquillement :
- des molécules irritantes, qui inquiètent nos clientes,
- des actifs « coup de poing » qui provoquent plusieurs effets que notre clientèle n’apprécie pas,
- du plus fort = plus efficace.
On s’en va vers :
- des protéines intelligentes et impressionnantes.
- des actifs compatibles avec la biologie de la peau, très tendance en plus !
- des résultats plus rapides sans inflammation chronique.
Il était temps !
Je te dis à la semaine prochaine,
helene
PS :
* Exemples de protéines stabilisées en cosmétique moderne
1. Les facteurs de croissance stabilisés (EGF, FGF…)
- stabilisés par des systèmes comme :
- oleosomes,
- liposomes de nouvelle génération,
- encapsulation biomimétique.
- conçus pour rester actifs, pénétrer et atteindre leurs récepteurs.
C’est exactement ce dont on parle avec les Next-Gen Growth Factors.
2. Les protéines biomimétiques produites par biotechnologie
- protéines ayant la même séquence d’acides aminés que celles du corps humain.
- produites avec :
- des plantes,
- de la fermentation.
- plus pures, plus stables, plus sécuritaires.
3. Les protéines associées aux exosomes végétaux stabilisés
- protéines de communication cellulaire,
- transportées via :
- exosomes végétaux,
- vésicules lipidiques contrôlées.
Avec une tendance très claire vers des systèmes de livraison contrôlés.
Évidemment, il y en a beaucoup d’autres. Je t’en parlerai d’en mes prochaines infolettres.
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